Portraits des territoires de l’Arc jurassien franco-suisse

Quatre territoires de coopération concentrent plus d'un tiers de la population de l'Arc jurassien et forme un espace économique à forte orientation industrielle avec la présence des pôles de Montbéliard, du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Le travail frontalier demeure le chainon fort de la coopération franco-suisse. Par ailleurs, Si l'Arc jurassien présente des similitudes de part et d'autre de la frontière, chacun de ces territoires de coopération obéit à des dynamiques qui lui sont propres en termes d'économie, de mobilité et d'échanges.

La CTJ a mis en place en 2016 un nouveau cadre stratégique basé sur un état des lieux de cet espace et de ses quatre territoires de coopération identifiés le long de la frontière. Afin d'accompagner la mise en œuvre de cette stratégie, l'OSTAJ se saisit de la question et publie aujourd'hui les portraits statistiques de ces quatre territoires. Ces fiches permettent à la fois d'objectiver et d'individualiser les territoires afin de pouvoir cibler au mieux les actions transfrontalières à mener dans le cadre de la stratégie 2016-2020 de la CTJ.

Un regard croisé sur les territoires

Dans ces fiches, l'OSTAJ présente les territoires à travers une même grille d'analyse s'articulant autour de quatre aspects : la démographie, l'offre commerciale et de santé, l'emploi et enfin les flux de travailleurs frontaliers. Ainsi, on constate que le territoire Nord Franche-Comté et Canton du Jura (Belfort - Montbéliard - Delémont) se distingue par une activité industrielle importante et une forte population côté français, alors que la donne est inversée sur le territoire de l'Aire urbaine du Doubs et des Parcs du Doubs (Morteau - la Chaux-de-Fonds). De même, l'Aire de proximité Mont d'Or - Chasseron (Pontarlier - Vallorbe) est quant à elle marquée par une démographie supérieure à celle de l'Arc jurassien dans son ensemble avec un tiers des actifs français travaillant en Suisse. Enfin le territoire du Haut-Jura franco-suisse et Vallée de Joux (Saint-Claude - Nyon) concentre près des trois-quarts de ses emplois côté suisse (rive du lac Léman) et une forte augmentation récente du nombre de frontaliers.