Portrait de l'horlogerie dans l'Arc jurassien franco-suisse

Très fortement concentrée dans le massif le long de la frontière, l’industrie horlogère est l’activité qui traduit le plus l’imbrication économique des parties françaises et suisses de l’Arc jurassien. Elle est un élément du développement et de l’attractivité de ce territoire. En outre, la similarité des caractéristiques de la main-d'œuvre des deux territoires a conduit à une augmentation importante du nombre de frontaliers travaillant dans l’horlogerie en Suisse. Ces derniers occupent trois emplois sur dix dans les entreprises horlogères de l’Arc jurassien suisse.

Dans l’Arc jurassien suisse, la spécialisation dans l’horlogerie est flagrante. En 2008, ce secteur concentre un emploi industriel sur quatre, quatre fois plus qu’en moyenne nationale. Entre 2005 et 2008, les effectifs de l’industrie horlogère croissent de 34 % contre seulement 8 % pour l’emploi total.

Les exportations horlogères suisses ont bien résisté à la crise de 2008-2009: principalement orienté vers l’exportation, le secteur de l’horlogerie de l’Arc jurassien suisse est fortement exposé aux fluctuations conjoncturelles. En progression soutenue depuis début 2005, les exportations de l’industrie horlogère ont chuté de 20 % en 2009 subissant ainsi les effets immédiats de la crise financière et économique de 2008. Cependant, cette tendance à la baisse s’inverse déjà en 2010 et les exportations horlogères de l’Arc jurassien suisse repartent à la hausse (+19 % sur un an). Cette reprise pourrait s’expliquer d’une part par la spécialisation de l’horlogerie dans des produits de niche, particulièrement l’horlogerie de luxe, et d’autre part par la vivacité des principaux marchés de l’horlogerie de l’Arc jurassien suisse, qui ont fait preuve d’une bonne résistance face à la crise conjoncturelle.